L’examen du permis de chasser se déroule en une seule journée et se compose d’un parcours pratique de quatre ateliers suivi de dix questions théoriques : il est noté sur 31 points, et il faut au moins 25 points, sans aucune faute éliminatoire, pour être reçu. L’examen est organisé par l’Office français de la biodiversité (OFB), après une formation obligatoire assurée par votre fédération départementale des chasseurs.
Comment se déroule la journée d’examen #
Tout commence par l’épreuve pratique, sur un plateau technique. Le candidat enchaîne quatre ateliers : un parcours de chasse simulé avec des situations de tir ou de non-tir, le franchissement d’obstacles avec l’arme (clôture, fossé), un exercice avec arme rayée type carabine, et la manipulation de l’arme en toute sécurité (chargement, déchargement, transport). Un inspecteur de l’OFB évalue chaque geste. Vient ensuite l’épreuve théorique : dix questions, le plus souvent sur tablette ou boîtier, portant sur la reconnaissance des espèces, la réglementation et la sécurité.
| Épreuve | Contenu | Ce qui élimine |
|---|---|---|
| Pratique (4 ateliers) | Parcours de tir simulé, franchissements, arme rayée, manipulation | Tout geste dangereux (arme chargée vers quelqu’un, tir en direction interdite…) |
| Théorique (10 questions) | Espèces, réglementation, sécurité | Mauvaise réponse à la question de sécurité éliminatoire |
Le résultat est communiqué immédiatement à la fin de l’épreuve. En cas de réussite, l’inspecteur remet une attestation, et le permis définitif arrive ensuite par courrier.
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Ce qui fait vraiment échouer les candidats #
Ce ne sont presque jamais les questions de connaissance qui éliminent, mais la sécurité. Une seule faute éliminatoire — balayer quelqu’un avec le canon, franchir un obstacle avec une arme chargée, tirer dans un angle interdit — entraîne l’échec immédiat, même avec un excellent score par ailleurs. Parmi les dix questions théoriques figure aussi une question de sécurité éliminatoire : une mauvaise réponse à cette question précise suffit à recaler le candidat. La bonne nouvelle : la formation obligatoire de la fédération prépare exactement à ces situations, et les candidats sérieux qui l’ont suivie réussissent en grande majorité.
Comment s’inscrire #
L’inscription se fait auprès de la fédération départementale des chasseurs de votre département, qui transmet le dossier à l’OFB. Il faut avoir au moins 15 ans le jour de l’épreuve, fournir un certificat médical et régler les droits d’inscription (46 € pour un majeur, 31 € pour un mineur). La formation préalable comprend au minimum une journée théorique et une journée pratique ; certaines fédérations en proposent davantage. Entre l’inscription et le passage de l’examen, comptez généralement un à trois mois selon les sessions disponibles.
Dix questions théoriques, dont une question de sécurité éliminatoire. Elles s’ajoutent aux quatre ateliers pratiques, l’ensemble étant noté sur 31 points.
Oui, autant de fois que nécessaire. Il faut se réinscrire via la fédération départementale et régler à nouveau les frais d’inscription à l’OFB.
À lire
Combien de temps peut-on garder du gibier au congélateur ?
Non. La formation pratique de la fédération apprend tous les gestes attendus, y compris à des candidats qui n’ont jamais tenu une arme. L’examen évalue avant tout la sécurité, pas l’adresse au tir.
Oui. C’est un examen national unique, organisé par l’OFB selon le même protocole et le même barème dans tous les départements.
Combien de questions à l’examen du permis de chasser ?
Peut-on repasser l’examen en cas d’échec ?
Faut-il savoir tirer avant de passer l’examen ?
L’examen est-il le même partout en France ?