Après une collision avec un sanglier, les dégâts de votre voiture ne sont remboursés que si vous êtes assuré tous risques (ou avec une garantie « dommages collision » ou « collision animaux ») : avec une simple assurance au tiers, les réparations restent à votre charge. Le Fonds de garantie (FGAO) n’intervient que pour les dommages corporels — jamais pour la tôle — et uniquement s’il y a eu contact réel avec l’animal.
Qui paie quoi : le tableau qui résume tout #
| Votre situation | Dégâts matériels (voiture) | Dommages corporels |
|---|---|---|
| Assurance tous risques | Pris en charge, franchise déduite | Garantie conducteur du contrat |
| Tiers + garantie collision/animaux | Pris en charge selon le contrat | Garantie conducteur si souscrite |
| Tiers simple | À vos frais | FGAO possible s’il y a eu collision réelle |
| Sortie de route pour éviter l’animal (sans contact) | Selon contrat (souvent non couvert au tiers) | FGAO exclu : il exige le contact avec l’animal |
Un point de vocabulaire qui change tout : le sanglier est un animal sauvage, sans propriétaire. Il n’y a donc personne contre qui exercer un recours, contrairement à une collision avec un chien ou une vache, où l’assurance du propriétaire paie. C’est toute la logique du système : sans responsable, c’est votre propre contrat qui décide de tout.
Les 3 démarches à faire dans l’ordre #
D’abord, sécurisez : warnings, gilet, passagers derrière la glissière, et ne touchez pas l’animal — un sanglier blessé est dangereux. Prévenez la gendarmerie ou la police (17 si l’animal gêne la circulation) : leur passage ou votre déclaration constitue une preuve précieuse de la collision. Ensuite, photographiez tout sur place : l’animal, les dégâts, les traces (poils, sang, impacts). Enfin, déclarez l’accident à votre assureur dans les 5 jours ouvrés, avec photos et récépissé de déclaration. Attention : repartir avec l’animal mort dans le coffre est interdit sans autorisation — signalez-le aux gendarmes, qui décident de son sort.
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Le malus s’applique-t-il ? #
Bonne nouvelle : une collision avec un animal sauvage est en principe un accident sans tiers responsable… mais aussi sans faute de votre part si la preuve de la collision est établie. La plupart des assureurs la traitent sans malus lorsque l’animal est identifié comme la cause (constat de gendarmerie, traces sur le véhicule). Sans preuve du contact, l’accident risque d’être classé comme sinistre responsable classique, avec malus. C’est exactement pour cela que la déclaration en gendarmerie et les photos sur place valent de l’or.
Oui, c’est vivement conseillé : la trace officielle de la collision conditionne à la fois l’indemnisation éventuelle et l’absence de malus. Un appel et une déclaration suffisent si l’animal est reparti.
Non, pas sans autorisation. La venaison d’un animal percuté relève des autorités : signalez l’animal à la gendarmerie, qui organise son enlèvement ou peut, selon les cas, en autoriser la récupération.
Le cas change : si la battue a poussé l’animal sur la route, la responsabilité de la société de chasse organisatrice peut être engagée, et son assurance sollicitée. Notez les panneaux « chasse en cours », l’heure et le lieu, et mentionnez-le dans votre déclaration.
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Non, jamais : depuis 2003, le Fonds de garantie n’indemnise plus les dégâts matériels causés par un animal sauvage. Il ne couvre que les dommages corporels, et seulement en cas de collision effective avec l’animal.
Faut-il appeler la gendarmerie même pour de petits dégâts ?
Peut-on garder le sanglier percuté ?
Et si l’accident a lieu pendant une battue à proximité ?
Le FGAO rembourse-t-il ma voiture si je suis au tiers ?