Les Dernières Nouvelles de la Chasse : Évolutions et Enjeux

Réglementation, sécurité, dégâts de gibier, cohabitation avec les autres usagers de la nature : la chasse française évolue sous l’effet de textes précis et de bilans publics chiffrés. Ce point d’étape rassemble uniquement des éléments vérifiables — les textes en vigueur et les données publiées par l’Office français de la biodiversité (OFB) — sans prendre parti dans un débat qui reste vif.

En bref
En France, chasser suppose un permis délivré par l’OFB, une validation en cours de validité et le respect de règles de sécurité fixées au niveau national puis précisées département par département. Les dates d’ouverture et de fermeture sont arrêtées chaque année par le préfet. Sur la saison 2025-2026, le réseau national « sécurité à la chasse » de l’OFB a recensé 92 accidents et 4 accidents mortels, le chiffre le plus bas jamais enregistré par ce suivi.
  • Permis : document permanent depuis 1975, délivré par l’OFB après une formation obligatoire assurée par les fédérations départementales.
  • Validation : annuelle, ou temporaire (9 jours une fois par an, 3 jours deux fois par an), sous conditions d’assurance et d’adhésion à la fédération du département.
  • Sécurité : gilet fluorescent et signalisation obligatoires en chasse collective au grand gibier, remise à niveau décennale pour tous les titulaires du permis.
  • Dégâts : le sanglier peut être classé espèce susceptible d’occasionner des dégâts par arrêté annuel du préfet, ce qui ouvre des mesures de régulation encadrées.
92accidents recensés, saison 2025-2026
4accidents mortels, contre 11 la saison précédente
89 %des victimes sont des chasseurs

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Le cadre applicable aux territoires de chasse en France repose sur une architecture à deux niveaux. Des textes nationaux posent le socle — le code de l’environnement, complété par des arrêtés ministériels — et le préfet décline ensuite ce socle dans chaque département, par arrêté annuel et par la validation du schéma départemental de gestion cynégétique (SDGC). C’est ce qui explique qu’une même pratique puisse être autorisée dans un département et restreinte dans le département voisin.

Le permis de chasser lui-même est délivré par l’Office français de la biodiversité. L’établissement indique qu’il s’agit d’« un document permanent depuis 1975 », soumis à une validation pour l’année entière ou pour une période plus courte : 9 jours, une fois par an, ou 3 jours, deux fois par an. Pour valider ce permis, il faut être assuré, être membre de la fédération du département où l’on souhaite chasser, et s’être acquitté d’une redevance cynégétique et d’un droit de timbre.

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Évolution des législations

Sur le volet sécurité, deux textes structurent l’essentiel de ce qui s’applique aujourd’hui. Le premier est ancien : la circulaire dite « sécurité publique » du 15 octobre 1982, prise après une décision du tribunal administratif de Rennes du 4 février 1982 qui avait sanctionné l’interdiction de chasser dans un rayon de 150 mètres autour des habitations. Depuis, chaque département dispose d’un arrêté de sécurité publique interdisant notamment l’usage d’armes à feu sur les routes et chemins publics, ainsi que tout tir en direction des habitations, des stades, des lieux de réunion publique, des voies ferrées ou des lignes électriques.

Le second est récent : l’arrêté du 5 octobre 2020, pris en application de l’article L.424-15 du code de l’environnement. Il impose le port visible et permanent d’un gilet fluorescent à tout participant à une action collective de chasse à tir au grand gibier, « y compris les personnes non armées », et oblige l’organisateur à poser des panneaux de signalisation temporaire aux entrées principales de la zone, le jour même, puis à les retirer une fois l’action terminée.

Texte ou dispositifCe qu’il fixeNiveau
Circulaire du 15 octobre 1982Socle des interdictions de tir (routes, habitations, voies ferrées, lignes électriques)National, décliné par arrêté préfectoral
Arrêté du 5 octobre 2020 (art. L.424-15)Gilet fluorescent, panneaux de signalisation, remise à niveau décennaleNational
Arrêté préfectoral annuelDates d’ouverture et de fermeture, par département et par espèceDépartemental
Schéma départemental de gestion cynégétiqueRègles complémentaires locales, validé par le préfetDépartemental
Article R.427-6 du code de l’environnementListe complémentaire des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts, par arrêté annuel du préfetDépartemental

Adaptation des pratiques cynégétiques

L’obligation la plus structurante pour les pratiquants est la remise à niveau décennale. L’arrêté du 5 octobre 2020 prévoit que son échéance est calculée à compter de la date de délivrance du permis de chasser, et que les titulaires disposaient d’un délai de dix ans à compter de la publication du texte pour y satisfaire. Les modalités de convocation relèvent de la fédération départementale des chasseurs ; le programme de formation est défini par la Fédération nationale des chasseurs après avis de l’OFB. Cette formation porte sur les règles élémentaires de sécurité, pour les chasseurs comme pour les non-chasseurs.

Le reste de l’encadrement se joue dans le SDGC, où chaque fédération peut ajouter des règles adaptées au contexte local. L’OFB y recommande par exemple une tenue fluorescente, de préférence orange, qu’il juge « bien plus visible en milieu ouvert ». Ces recommandations n’ont pas partout la même force juridique : selon les départements, elles sont reprises ou non dans le schéma.

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Nouveaux enjeux pour la chasse : profils des pratiquants et données disponibles #

Le débat public prête souvent à la chasse un profil type. Les données publiées par l’OFB dans son bilan annuel invitent à la prudence sur ce terrain : elles portent sur les auteurs d’accidents, pas sur l’ensemble des pratiquants, et elles contredisent plusieurs intuitions répandues.

Engagement des jeunes dans la chasse

L’âge ressort comme un mauvais prédicteur. En croisant la répartition par classes d’âge des auteurs d’accidents depuis 2003 avec celle de la population des chasseurs, l’OFB conclut que « l’âge n’apparaît pas comme un facteur de risque », et note même que les plus de 65 ans « semblent proportionnellement moins à risque ». Le même constat vaut pour les auto-accidents, c’est-à-dire les accidents dont le tireur est lui-même la victime.

Côté volume, l’OFB indique faire passer l’examen du permis de chasser à « environ 34 000 candidats chaque année », avec 28 inspecteurs du permis de chasser répartis sur l’ensemble du territoire, outre-mer compris. La formation préalable à toute inscription à l’examen est obligatoire et relève des fédérations départementales et interdépartementales.

Ancienneté du permis et formation : ce que montrent les données

Deux variables, en revanche, ressortent nettement. La première est l’année d’obtention du permis : l’épreuve pratique de l’examen a été mise en place en 2003, et l’OFB relève que les titulaires d’un permis antérieur à cette date sont surreprésentés parmi les auteurs d’accidents par rapport à leur poids dans la population des chasseurs. La seconde est le suivi de la remise à niveau décennale, que l’OFB décrit comme « un facteur positif sur la prévention des accidents », dans une proportion qu’il qualifie lui-même de plus faible.

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Ces deux constats pointent dans la même direction : la formation, initiale puis continue, pèse davantage que le profil démographique. C’est aussi ce qui explique que l’essentiel des évolutions réglementaires de la dernière décennie ait porté sur la formation et la signalisation plutôt que sur des restrictions générales de la pratique.

Mobilisation des chasseurs et initiatives locales : dégâts de gibier et régulation #

Sur le terrain, une grande partie de l’activité cynégétique organisée répond aujourd’hui à un enjeu de régulation. Le sanglier en est le cas d’école : l’OFB décrit une espèce « présente dans tout l’Hexagone », dont « les effectifs sont en augmentation constante », et dont l’enquête nationale tableaux de chasse a estimé le prélèvement à environ 801 345 individus sur la saison 2020-2021. L’établissement précise que les prélèvements nationaux « ont été multipliés par 2 ces 20 dernières années ».

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Une battue de sangliers organisée face à la recrudescence de l'espèce ▶
Une battue de sangliers organisée face à la recrudescence de l’espèce

Régulation locale et responsabilité administrative

Quand une espèce est classée susceptible d’occasionner des dégâts — inscription décidée par arrêté annuel du préfet, au titre de l’article R.427-6 du code de l’environnement — la chasse ordinaire peut être complétée par des mesures de régulation. L’OFB cite la battue administrative et le tir de nuit, mis en œuvre par un lieutenant de louveterie sur décision de l’autorité administrative, ainsi que le tir à l’affût par des agriculteurs ou des détenteurs du droit de chasse, dans les conditions prévues par un arrêté préfectoral. Ces opérations ne relèvent donc pas d’une initiative privée : elles sont décidées et encadrées par l’État.

Les dommages causés aux cultures et récoltes agricoles, notamment sur les prairies et le maïs, font l’objet d’une procédure d’indemnisation spécifique prévue par les articles L.426-1 et suivants du code de l’environnement. L’OFB cite aussi, parmi les nuisances documentées, les collisions liées aux infrastructures de circulation, les dégâts en zones résidentielles et les risques sanitaires, le sanglier pouvant être relais ou réservoir de maladies comme la peste porcine africaine.

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Technologies modernes et innovations cynégétiques #

L’innovation la plus tangible de ces dernières années ne concerne pas le matériel mais la donnée et les démarches. Elle change surtout la façon dont l’administration, les fédérations et les chercheurs suivent les populations et les incidents.

Les outils numériques au service des chasseurs

L’OFB a ouvert une plateforme numérique dédiée au permis de chasser : les candidats s’inscrivent en ligne, adressent leur dossier à la fédération départementale dont ils dépendent, puis reçoivent convocations et notifications de suivi par courriel. La même procédure simplifiée s’applique aux demandes de duplicata en cas de permis perdu ou détérioré. Côté connaissance, le réseau Ongulés sauvages, piloté par l’OFB en partenariat avec la Fédération nationale des chasseurs et les fédérations départementales, assure le suivi patrimonial des ongulés sauvages présents dans l’Hexagone et alimente les enquêtes nationales de tableaux de chasse.

Équilibre entre tradition et modernité

La gestion des populations reste, elle, résolument locale. L’OFB souligne que « compte tenu des variations importantes des populations à l’échelle du territoire », la gestion « doit être adaptée au contexte local ». Le sanglier n’est d’ailleurs pas soumis au plan de chasse obligatoire prévu à l’article R.425-1-1, contrairement à d’autres grands ongulés : les leviers passent par l’intensification de l’effort de chasse, l’adaptation des modalités selon les périodes sensibles et des mesures de protection des parcelles agricoles.

Accidents et incidents : ce que dit le dernier bilan de l’OFB #

Chaque année, le réseau national « sécurité à la chasse » de l’OFB publie un bilan détaillé. Il distingue deux catégories : l’accident, défini comme une « blessure corporelle suite à l’emploi d’une arme de chasse », et l’incident, défini comme un dommage matériel sans blessure corporelle. Les chiffres qui suivent sont ceux de la saison 2025-2026, avec le rappel de la saison 2024-2025 pour situer l’évolution.

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Saison 2025-2026
92 accidents pour 92 victimes : 4 mortels, 57 graves, 31 légers. 89 % des victimes sont des chasseurs. Sixième saison consécutive sous la moyenne des vingt dernières années (128 accidents par an).
Saison 2024-2025
100 accidents pour 103 victimes : 11 mortels, 60 graves, 32 légers. 84 % des victimes étaient des chasseurs. Le nombre d’accidents mortels de 2025-2026 est le plus bas jamais enregistré par ce suivi.
Victimes non-chasseurs
10 victimes non-chasseuses en 2025-2026, contre 16 la saison précédente, dont 4 accidents graves. L’OFB relève une quatrième année consécutive sans victime mortelle parmi les non-chasseurs.
Auto-accidents
39 % des accidents de la saison sont des auto-accidents, contre 31 % en moyenne sur vingt ans — et 3 des 4 accidents mortels recensés. C’est le point de vigilance mis en avant par l’OFB.
Grand et petit gibier
66 % des accidents surviennent lors de chasses au grand gibier, contre 56 % en moyenne sur vingt ans. Sur le petit gibier, l’OFB note une baisse de 60 % des accidents par rapport à 2006.
Causes identifiées
Au grand gibier, 92 % des accidents résultent d’une faute humaine, le non-respect de l’angle de sécurité de 30° restant la première cause. Au petit gibier, la non-prise en compte de l’environnement lors du tir pèse 40 %.

Les incidents suivent une trajectoire inverse de celle des accidents. L’OFB constate que la saison 2025-2026 « confirme l’augmentation significative des incidents constatée la saison précédente », au-dessus de la moyenne des quinze dernières années (99 incidents par an), même si les trois principales catégories — habitations, véhicules et animaux domestiques touchés — reculent légèrement. Ces incidents concernent la chasse du grand gibier à 90 %, et les tirs directs y sont largement majoritaires (87 %). La distance moyenne relevée est de 214 mètres, avec des cas extrêmes allant « jusqu’à près de 2 000 mètres ».

Enfin, l’OFB indique que 38 décisions de suspension administrative ont été prononcées par son directeur général au cours de la saison 2025-2026, en hausse par rapport à la saison précédente : 25 font suite à une blessure corporelle grave ou mortelle, 13 à un incident de mise en danger sans blessure.

Les débats en cours, sans trancher #

Plusieurs sujets reviennent régulièrement dans la discussion publique. Ils sont présentés ici comme des débats ouverts, avec l’état du droit et les données disponibles à l’appui — et non comme des mesures acquises.

Distances de sécurité autour des habitations
La question est posée depuis 1982 : c’est précisément l’annulation d’une interdiction de chasser dans un rayon de 150 mètres autour des habitations, par le tribunal administratif de Rennes le 4 février 1982, qui a conduit à la circulaire « sécurité publique » du 15 octobre 1982. Aujourd’hui, le droit raisonne en interdiction de tir « en direction de » plutôt qu’en distance chiffrée. Les données d’incidents de l’OFB — distance moyenne de 214 mètres, tirs vers les habitations supérieurs à la moyenne sur les six dernières saisons — alimentent les deux camps du débat.
Jours sans chasse
Le Sénat a créé une mission conjointe de contrôle sur la sécurisation de la chasse après la pétition du collectif « Un jour, un chasseur », qui a recueilli plus de 120 000 signatures en novembre 2021. Dans son rapport « La sécurité : un devoir pour les chasseurs, une attente de la société », la mission formule 30 propositions et indique que, « plutôt que d’instaurer un ou plusieurs jours sans chasse au niveau national », elle a « privilégié des solutions locales adaptées à la diversité des territoires ». Les restrictions de jours, lorsqu’elles existent, relèvent donc des schémas départementaux validés par le préfet.
Alcool et produits stupéfiants
L’OFB consacre un chapitre entier de son bilan à ce sujet. Sur la saison 2025-2026, 5 personnes mises en cause sur 57 testées ont été contrôlées positives à l’alcool, soit 8,8 % ; la moyenne sur vingt saisons est de 7,9 % sur 906 mis en cause testés. Pour les stupéfiants, une personne a été testée positive sur 48 testées cette saison, contre une moyenne de 1,4 % sur 639 testés en vingt saisons. Côté parlementaire, la mission sénatoriale range « l’interdiction de l’alcool et des stupéfiants » parmi les mesures destinées à garantir l’aptitude à la chasse, aux côtés d’un certificat médical annuel — au stade de la proposition, pas du droit en vigueur.
Usage de la chevrotine
L’OFB indique que, depuis deux saisons, ce type de munition est autorisé pour le tir du sanglier en chasse collective dans 30 départements de l’Hexagone, avec des restrictions d’usage dans la plupart d’entre eux. Sur ces deux saisons, il recense 5 accidents impliquant de la chevrotine — dont un mortel — sur 25 accidents survenus lors de tirs de sanglier au fusil à canons lisses, ainsi que 3 incidents matériels. L’établissement précise ne pas disposer de données sur le taux réel d’utilisation de ces munitions.

Le Sénat précise qu’une proposition de loi visant à mettre en œuvre les principales propositions du rapport a été déposée le 1er février 2023 par le rapporteur de la mission. Un dépôt n’est pas une adoption : à ce stade, ces mesures restent des propositions, et une recommandation d’un établissement public n’est pas davantage une obligation. Pour savoir ce qui s’applique réellement à un territoire donné, les deux sources de référence restent l’arrêté préfectoral de l’année en cours et le schéma départemental de gestion cynégétique.

À retenir
  • Un cadre à deux étages : le socle est national, la déclinaison est départementale, par arrêté préfectoral annuel et par le schéma de gestion cynégétique.
  • Trois obligations de sécurité issues de l’arrêté du 5 octobre 2020 : gilet fluorescent en chasse collective au grand gibier, signalisation temporaire des accès, remise à niveau décennale.
  • Un bilan public et chiffré : 92 accidents et 4 morts sur la saison 2025-2026, plus bas niveau de mortalité enregistré, mais des incidents matériels en hausse.
  • La formation pèse plus que l’âge : les données de l’OFB désignent l’ancienneté du permis et le suivi de la remise à niveau comme les variables discriminantes.
  • Les débats restent ouverts : distances de sécurité, jours sans chasse, alcool, chevrotine — aucun de ces points n’est tranché par les textes nationaux cités ici.

Questions fréquentes #

Qui délivre le permis de chasser et pour combien de temps ?
L’Office français de la biodiversité délivre le permis de chasser. C’est un document permanent depuis 1975 : il ne se « repasse » pas, mais il doit être validé. La validation peut couvrir l’année entière ou une période plus courte — 9 jours, une fois par an, ou 3 jours, deux fois par an.
Que faut-il pour valider son permis ?
Selon l’OFB, il faut être titulaire du permis et d’une assurance, être membre de la fédération des chasseurs du département où l’on souhaite chasser, et avoir acquitté une redevance cynégétique ainsi qu’un droit de timbre.
Qui fixe les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse ?
Elles sont fixées pour chaque département par un arrêté préfectoral annuel. Il n’existe donc pas de calendrier national unique : il faut consulter l’arrêté du département concerné pour la saison en cours.
En quoi consiste la remise à niveau décennale ?
Instaurée par l’arrêté du 5 octobre 2020 en application de l’article L.424-15 du code de l’environnement, elle porte sur les règles élémentaires de sécurité, pour les chasseurs comme pour les non-chasseurs. Son échéance est calculée à compter de la date de délivrance du permis ; la fédération départementale des chasseurs organise l’information et la convocation.
Que signifie « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » ?
C’est un classement décidé par arrêté annuel du préfet, au titre de l’article R.427-6 du code de l’environnement. Il ouvre la possibilité de compléter la chasse par des mesures de régulation encadrées — battue administrative ou tir de nuit décidés par l’autorité administrative et conduits par un lieutenant de louveterie, tir à l’affût sous conditions fixées par arrêté préfectoral.
Les dégâts causés aux cultures sont-ils indemnisés ?
Les dégâts commis sur les cultures et récoltes agricoles font l’objet d’une procédure d’indemnisation spécifique prévue par les articles L.426-1 et suivants du code de l’environnement. Les modalités pratiques relèvent des fédérations de chasseurs et de l’administration compétente.
Cet article est informatif et ne remplace ni les textes en vigueur, ni l’avis d’un professionnel. Les règles applicables varient selon les départements : référez-vous à l’arrêté préfectoral de l’année en cours, au schéma départemental de gestion cynégétique et aux publications de l’Office français de la biodiversité.

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