Bilan de la chasse à Caudebronde : 116 sangliers et 11 chevreuils capturés

Le bilan cynégétique de l’Association communale de chasse agréée (ACCA) de Caudebronde, commune de la Montagne Noire audoise, a été présenté en assemblée générale début juillet 2025 : 116 sangliers et 11 chevreuils prélevés au cours de la saison écoulée. Ces chiffres ont été rapportés par La Dépêche du Midi le 8 juillet 2025. Ils décrivent une saison précise — pas une situation permanente — et s’inscrivent dans un cadre réglementaire départemental révisé chaque année par arrêté préfectoral.

L’essentiel en une phrase
Pour la saison close au printemps 2025, l’ACCA de Caudebronde a déclaré 116 sangliers (60 mâles, 56 femelles) et 11 chevreuils sur les 12 attribués au plan de chasse. Le chiffre de dégâts agricoles cité au même moment — plus de 540 000 € — concerne l’ensemble du département de l’Aude, et non la seule commune.

Bilan des prélèvements : les captures déclarées à Caudebronde #

Les prélèvements déclarés par l’ACCA portent sur deux espèces de grand gibier. Le sanglier domine très largement le tableau, avec 116 animaux répartis en 60 mâles et 56 femelles. Le chevreuil, soumis à un plan de chasse individuel chiffré, arrive à 11 animaux sur les 12 attribués — soit la quasi-totalité de l’attribution. Ce sont les seuls chiffres publiés : aucune ventilation par sexe n’a été communiquée pour le chevreuil, et aucun bilan par espèce de petit gibier n’accompagnait ce rapport.

EspèceMâlesFemellesTotal déclaréAttribution
Sanglier6056116Non communiquée
ChevreuilNon communiquéNon communiqué1112 (plan de chasse)
Source : bilan présenté en assemblée générale de l’ACCA et rapporté par La Dépêche du Midi, 8 juillet 2025. Saison cynégétique close au printemps 2025.

Une précision de vocabulaire s’impose, parce qu’elle change le sens des chiffres. Le sanglier et le chevreuil ne relèvent pas du même régime : le chevreuil fait l’objet d’un plan de chasse, c’est-à-dire d’un nombre d’animaux attribué à l’avance à chaque détenteur de droit de chasse, que l’on peut donc rapporter à un objectif. Le sanglier relève, dans l’Aude, d’un plan de gestion spécifique publié par la préfecture. Comparer « 116 » à « 11 » n’a donc aucun sens : les deux nombres ne mesurent pas la même chose. Pour situer ces volumes dans une série plus large, d’autres fédérations publient leurs propres bilans, comme le bilan des prélèvements grand gibier 2020/21 mis en ligne par un média cynégétique.

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Les enjeux de la régulation des populations de sangliers et chevreuils

La régulation du sanglier est devenue, en une vingtaine d’années, le principal poste de travail des fédérations départementales. L’espèce est présente sur l’essentiel du territoire métropolitain et sa gestion fait l’objet, dans l’Aude, d’un plan de gestion sanglier publié aux côtés de l’arrêté d’ouverture et de clôture de la chasse. Les leviers mobilisés relèvent de la réglementation départementale — périodes de chasse, modalités de battue, prélèvements maximaux autorisés — et non de choix laissés à chaque association.

Cette gestion de la faune sauvage est encadrée par le schéma départemental de gestion cynégétique (SDGC), un document opposable aux chasseurs et aux associations de chasse du département. Établi pour six ans, il fixe notamment les plans de chasse et de gestion, les mesures de sécurité, les prescriptions d’agrainage, et les dispositions destinées à atteindre l’équilibre entre agriculture, forêt et faune sauvage. Autrement dit : un bilan communal comme celui de Caudebronde ne se lit pas seul, il s’inscrit dans un dispositif départemental dont les règles changent d’une campagne à l’autre.

Ce que l’assemblée générale a rendu public #

L’assemblée générale s’est tenue en présence du premier magistrat de la commune et de neuf adhérents sur dix. L’ACCA de Caudebronde est rattachée à une association intercommunale, qui réunit également l’ACCA voisine de Cuxac-Cabardès, forte de seize membres. Le bilan moral y a été présenté, ainsi que le rapport financier : l’exercice a été qualifié d’année blanche, avec 8 600 € disponibles pour les projets à venir.

Un chiffre a retenu l’attention : près de 400 € à débourser pour chasser sur le territoire de Caudebronde et de Cuxac-Cabardès, assurance comprise. Il faut le lire pour ce qu’il est — un coût local, propre à ce territoire — et non comme le prix national du permis. Le budget d’un chasseur se compose en réalité de plusieurs postes indépendants les uns des autres.

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Le permis, puis sa validation
Le permis de chasser s’obtient une fois, après examen. Il doit ensuite être validé chaque année pour pouvoir chasser, auprès de la fédération départementale des chasseurs. La validation peut être nationale ou départementale, annuelle ou temporaire.
Redevance et droit de timbre
La validation suppose le paiement d’une redevance cynégétique et d’un droit de timbre, dont les montants sont fixés par voie réglementaire et révisés chaque année. Ils diffèrent selon la durée et l’étendue géographique retenues.
Cotisations fédérales
S’y ajoute la cotisation d’adhésion à la fédération départementale choisie, dont le montant varie d’un département à l’autre, et, pour la chasse au grand gibier, une cotisation supplémentaire selon les fédérations.
Assurance obligatoire
Une assurance de responsabilité civile spécifique à la chasse est obligatoire. Elle doit couvrir sans limite de somme les accidents corporels survenus en action de chasse, ainsi que les dommages causés par les chiens.
Adhésion à l’association locale
Enfin vient l’adhésion à l’ACCA ou à la société de chasse qui détient le droit de chasse sur le territoire. C’est ce poste, propre à chaque association, qui explique qu’un même permis coûte des sommes différentes d’une commune à l’autre.
Et l’équipement
Hors de ces postes réglementaires, le bilan présenté à Caudebronde rappelle que l’équipement personnel représente une dépense à part entière, non chiffrée dans le rapport.

Les documents à présenter en action de chasse sont, eux, les mêmes partout : la validation en cours, le permis de chasse lui-même et l’attestation d’assurance en cours de validité. D’autres fédérations publient leurs bilans de plan de chasse en ligne, à l’image de la page consacrée aux bilans de plan de chasse par la fédération des chasseurs de Vendée.

Les statistiques clés sur le renouvellement des chasseurs

Le rapport moral pointe une difficulté de renouvellement, et l’illustre par un chiffre unique : sur 200 candidats passant l’agrément, moins de la moitié iront réellement sur le terrain. Aucune série historique n’accompagnait ce constat, et aucun effectif de l’ACCA n’a été communiqué. Il faut donc s’en tenir à ce que dit le bilan, sans extrapoler une tendance.

  • 200 candidats passent l’agrément ; moins de la moitié pratiquent effectivement.
  • Le rapport décrit une population de pratiquants vieillissante et qui peine à se renouveler.
  • Aucune projection chiffrée sur l’évolution des effectifs n’a été présentée : ce point relève du constat, pas de la prévision.

Dégâts agricoles : ce que dit le bilan, et qui indemnise #

C’est le chiffre le plus souvent repris, et le plus souvent mal attribué. Le bilan mentionne plus de 540 000 € de dégâts, notamment dans les cultures céréalières et viticoles — mais à l’échelle du département de l’Aude, dans le même paragraphe qui rappelle que les 9 500 chasseurs audois ont prélevé 17 000 sangliers sur la campagne. Il ne s’agit donc pas d’un montant communal, et aucune ventilation par type de culture ni par commune n’a été rendue publique. Toute répartition chiffrée de cette somme entre céréales et vigne relèverait de la reconstitution.

9 500chasseurs dans l’Aude
17 000sangliers prélevés dans le département sur la campagne
540 000 €de dégâts cités à l’échelle départementale
Les trois chiffres proviennent du même bilan d’assemblée générale et se rapportent au département, pas à la commune.

D’autres publications tiennent des séries nationales de prélèvements d’ongulés ; c’est le cas d’une page d’À la Billebaude consacrée au bilan de la saison 2022/2023, dont l’adresse ne répond plus aujourd’hui.

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Comment l’indemnisation des dégâts agricoles fonctionne

Le régime est précis et il vaut la peine d’être rappelé, parce qu’il est régulièrement confondu avec une assurance privée. Dans l’Aude comme ailleurs, c’est la fédération départementale des chasseurs qui assure l’estimation des dégâts de grand gibier, l’instruction et le règlement des dossiers, l’indemnisation des dégâts agricoles causés par le grand gibier faisant explicitement partie de ses missions de service public. La fédération met par ailleurs en place des mesures de prévention destinées à éviter ces dégâts, les clôtures en étant l’exemple le plus courant.

  • L’exploitant agricole s’adresse à la fédération départementale des chasseurs, qui procède à l’estimation.
  • La fédération instruit le dossier et en assure le règlement ; il ne s’agit ni d’une démarche en mairie, ni d’un contentieux avec l’association de chasse locale.
  • Des dispositifs de prévention (clôtures notamment) sont proposés en amont, pour limiter la survenue des dégâts.
  • Les barèmes et les modalités pratiques relèvent du département : ils se vérifient auprès de la fédération concernée, pas dans un article.

Entretien et prévention : le rôle des chasseurs #

Au-delà des prélèvements, le bilan détaille des travaux très concrets. Comme chaque année, les chasseurs assurent l’entretien des sentiers. Du côté des installations, la réfection du local est programmée, avec pose du carrelage et déplacement de la cuisine ; la commune a procédé à la vidange du bac à graisse ; le laboratoire et le local doivent faire l’objet d’un grand nettoyage et d’une désinfection complète. L’entretien des miradors d’affût en bois est également prévu, avec la pose d’un grillage destiné à éviter les glissades hivernales.

Ce dernier point est le seul élément de sécurité chiffrable dans ce bilan, et il porte sur l’équipement, pas sur la pratique du tir. Les règles de sécurité applicables aux chasseurs et aux non-chasseurs relèvent du schéma départemental de gestion cynégétique et de la réglementation nationale : elles se consultent auprès de la fédération départementale, qui assure aussi les formations correspondantes.

Le cadre réglementaire : plan de chasse, SDGC et arrêté préfectoral

Trois documents commandent ce qui est chassable, quand et comment, et aucun des trois n’est permanent. L’arrêté préfectoral d’ouverture et de clôture fixe, pour chaque campagne, les dates par espèce, les jours chassables et les prélèvements maximaux autorisés ; il est régulièrement complété par des arrêtés modificatifs en cours de saison. Le plan de chasse attribue, espèce par espèce, un nombre d’animaux à chaque détenteur de droit de chasse. Le SDGC, enfin, encadre l’ensemble pour six ans.

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La conséquence pratique est simple : aucune date, aucun quota et aucune modalité lus dans un article ne remplacent l’arrêté en vigueur. Ces documents sont publiés par la fédération départementale des chasseurs de l’Aude, qui en met les versions à jour à disposition. Pour les séries nationales de prélèvements, des bilans pluriannuels existent également, comme celui consacré au bilan des prélèvements des ongulés en 2022-2023.

À retenir
  • 116 sangliers (60 mâles, 56 femelles) et 11 chevreuils sur 12 attribués : ce sont les chiffres déclarés par l’ACCA de Caudebronde pour la saison close au printemps 2025.
  • Les 540 000 € de dégâts se rapportent au département de l’Aude, pas à la commune, et n’ont pas été ventilés par culture.
  • Les près de 400 € évoqués couvrent le territoire Caudebronde–Cuxac-Cabardès, assurance comprise : ce n’est pas le prix du permis.
  • L’indemnisation des dégâts agricoles de grand gibier est une mission de la fédération départementale des chasseurs.
  • Dates, quotas et modalités sont départementaux et annuels : seul l’arrêté préfectoral en vigueur fait foi.

Questions fréquentes

À quelle saison se rapportent les 116 sangliers et 11 chevreuils ?
À la saison cynégétique close au printemps 2025, dont l’assemblée générale de l’ACCA a dressé le bilan début juillet 2025. Ces chiffres ne décrivent aucune autre campagne.
Les 540 000 € de dégâts concernent-ils Caudebronde ?
Non. Le montant est cité à l’échelle du département de l’Aude, dans le même passage que les 9 500 chasseurs audois et les 17 000 sangliers prélevés sur la campagne. Aucune répartition communale ni par culture n’a été publiée.
Pourquoi 11 chevreuils « sur 12 » et pas de rapport équivalent pour le sanglier ?
Parce que le chevreuil relève d’un plan de chasse avec attribution chiffrée préalable, ce qui permet de rapporter le réalisé à l’attribué. Le sanglier relève, dans l’Aude, d’un plan de gestion aux modalités différentes.
Un agriculteur victime de dégâts de sangliers doit-il s’adresser à l’association de chasse ?
Non : c’est la fédération départementale des chasseurs qui estime les dégâts de grand gibier, instruit le dossier et en assure le règlement. Elle propose aussi des mesures de prévention en amont.
Où vérifier les dates d’ouverture et de fermeture dans l’Aude ?
Sur les arrêtés préfectoraux d’ouverture et de clôture publiés par la fédération départementale des chasseurs de l’Aude pour la campagne en cours, ainsi que sur les arrêtés modificatifs éventuels. Ces textes changent chaque année.
Sources consultées
  • La Dépêche du Midi, « Chasse : 116 sangliers et 11 chevreuils prélevés à Caudebronde », 8 juillet 2025 — origine de l’ensemble des chiffres du bilan.
  • Service-Public.fr, « Validation annuelle du permis de chasser » et « Assurance de la chasse — responsabilité civile du chasseur » — composition du coût et obligation d’assurance.
  • Fédération départementale des chasseurs et de la nature de l’Aude — missions d’estimation, d’instruction, de règlement et d’indemnisation des dégâts de grand gibier ; arrêtés d’ouverture et de clôture ; plan de gestion sanglier.

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